La Route Du Souvenir

La Route Du Souvenir

UN FILM DE ELIAS SFEIR

About

Documentaire en cours de postproduction – Réalisateur : Elias Sfeir. Lieu de tournage : Liban. Une production VisioSfeir
Description

C’est un projet de documentaire qui a été réalisé au Liban et qui retrace l’histoire de cinq femmes, d’une durée de 1h20 min environ.

Longtemps éprouvé par la guerre, riche de sa culture, de ses coutumes et de ses différences qui n’en finissent pas de s’entremêler, le Liban s’offre comme une terre de contrastes.

Entre tradition et modernité, les valeurs évoluent, se perdent, se retrouvent : les visions et perspectives d’avenir de ses habitants n’ont ainsi cessé d’évoluer au gré des mouvances de la société. Quelle est la place du souvenir au sein de cette nation qui a vu son histoire bouleversée, malmenée, et nouvellement hissée au rang de société moderne ?

Quel témoignage du passé peut-on encore interroger au détour d’un regard, quelle empreinte vétuste peut-on encore percevoir dans les gestes du quotidien ? C’est la question du temps qui porte ce documentaire : à travers tout le pays, nous partons à la rencontre des habitantes du pays auprès desquelles ces questions trouveront leurs réponses.

Cinq vieilles femmes libanaises confient ici des fragments de leur passé, livrent leurs souvenirs d’une époque. En évoquant leurs vies elles réinterrogent leur rapport à cette société qui donne aux femmes un rôle central, abordent leur vécu de la guerre, dialoguent sur leur quotidien, leur famille, leurs espoirs.

Le film se présente comme un road-movie qui sublime les paysages traversés, et constitue un hommage au Liban, à ses espaces et à ses habitants. L’idée de ce film est née avec un court-métrage métrage que j’ai réalisé sur ma grand-mère alors que j’étais encore étudiant.

Il se présentait comme une brève intrusion dans son quotidien où je l’ai filmée dans son environnement, avec en bande son une de nos conversations au téléphone. Les femmes ont été très présentes dans mon enfance, j’ai grandi dans un cocon essentiellement féminin. C’était pour moi une manière de l’approcher très intimiste, de lui rendre hommage aussi en la sublimant à l’écran.

L’idée de ce film est de prolonger cette rencontre avec ma grand-mère, de la densifier en ajoutant d’autres rencontres. Au total j’aimerais rencontrer cinq personnes, de manière à pouvoir proposer un panel relativement large de récits de vie, mais aussi suffisamment restreint pour pouvoir m’impliquer dans chaque rencontre et prendre le temps de l’appréhender.

C’est aussi une recherche identitaire, indirecte mais très présente puisque je m’attache beaucoup aux événements passés. Libanais d’origine, j’ai vécu une enfance relativement tourmentée avant de quitter le pays et de m’installer en France. Ce film me permet, à travers les récits de ces vieilles femmes, de me réapproprier le passé de mon pays, d’appréhender une époque qui fait partie de moi. La dimension du souvenir et de la mémoire est très importante dans ce film.

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